L’image du pouvoir ou le pouvoir de l’image

En mars 2007, le magasine MONOCLE créé par Tylor Brulé (fondateur du magazine WALLPAPER) analysait la garde-robe de politiciens au pouvoir. Le premier à passer sous la loupe : le président élu de la République islamique d’Iran, Mahmoud Ahmadinejad.

Le collaborateur et auteur Bartle Bull expliquait que le style du leader iranien se distingue par son anonymat: chaussures bon marché, chaussettes blanches, chemises à col ouvert, pantalon polyester, barbe longue de cinq jours, coupe de cheveux jeune homme, et coupe-vent beige. Son apparence exprimerait les trois éléments qui l’auraient issé au pouvoir. Premièrement, ses vêtements signifieraient « je suis comme vous », s’adressant ainsi à la classe moyenne iranienne. Son manteau et ses pantalons correspondraient au style vestimentaire d’un professeur en congé ou d’un chauffeur d’autobus. Deuxièmement, Ahmadinejad ne porte pas la cravate qui représente, en Iran, la décadence occidentale. Enfin, il ne rase pas sa barbe – chose proscrite par l’Islam – mais la taille. En gardant une barbe longue d’une semaine, il exprimerait ainsi sa solidarité envers les Gardiens de la Révolution islamique.

Toujours selon le magazine MONOCLE, l’apparence physique du leader iranien serait intentionnelle. Un documentaire sur son train de vie modeste comme maire de Téhéran aurait été un facteur ayant fortement contribué à son élection. On le montrait alors conduisant une vieille Peugeot pour se rendre au travail et habitant une toute petite maison.



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