Récemment, le quotidien londonien The Sunday Telegraph publiait un article fascinant sur le portraitiste en vogue, Jonathan Yeo.
À 22 ans, cet artiste britannique apprenait qu’il avait la maladie de Hodgkin (cancer du système lymphatique). Tournant majeur dans sa vie, il décida alors de se consacrer à sa passion pour la peinture. Maintenant âgé de 36 ans, Yeo est l’un des portraitistes les plus courus de Grande-Bretagne.
Il affirmait justement que “le portrait était passé de mode à cause de la photo, puis il est devenu démodé de croire qu’il est démodé”. Parmi ses modèles, des grands noms du cinéma (qui se l’arrachent) et des personnalités politiques. L’une de ses méthodes pour briser la glace avec ses modèles: “les inviter à déjeuner au restaurant et les soûler”.
La Maison-Blanche le contacta à la fin du premier mandat de George W. Bush pour élaborer le portrait du président. Mais lorsque Bush remporta ses élections, la Maison-Blanche rompu le contact. Frustré, Yeo décida alors, à la suggestion de l’artiste Bansky, de créer un grand collage du président à partir… d’images pornographiques. L’oeuvre fit sensation dans les médias et s’est vendue 55 500 euros.
Aujourd’hui, Jonathan Yeo choisit ses sujets et non l’inverse. À propos de Ben Laden, il affirmait: “ce serait génial - à condition que je le trouve”.